04.05.2012

"Le moment de vérité", lettre ouverte aux Jeunes Centristes - Romain BENTZ, Fondateur des Jeunes Centristes

Lettre ouverte aux Jeunes Centristes

 

Cher(ère)s ami(e)s,

Le moment de vérité est venu. Vous en êtes les artisans. Au moment d'un choix crucial pour l'avenir de notre pays et en particulier pour notre génération, je tenais à prendre position, en remerciant chacun de vous d'avoir à un moment ou à un autre, choisi de partager l'engagement des Jeunes Centristes.

Au début de l’été 2007, j’ai proposé à mon collègue Damien ABAD de lancer l’aventure Jeunes Centristes. A l’instar du Nouveau Centre, les Jeunes Centristes ont eu pour vocation immédiate de maintenir dans le débat politique les valeurs et les idées centristes portées par l’UDF, après la défection de François BAYROU vers des cieux dont nous mesurions les risques.

Avec le soutien du Nouveau Centre, et une vision stratégique claire, nous avons réussi à donner à ce jeune projet un développement fulgurant. J’ai eu la chance de démontrer à travers une épopée européenne inédite qu’avec un peu de vision stratégique, de travail et de sincérité, les jeunes pouvaient eux-aussi « renverser la table » : faisant jeu égal avec les grandes écuries politiques, nous avons, ensemble, porté au Parlement européen le plus jeune parlementaire français, et le premier parlementaire français en situation de handicap. Rien n’aurait été possible sans un état d’esprit collectif, et sans le soutien très appuyé du Président du Nouveau Centre.

A mon grand regret, ces réussites historiques ont aiguisé les appétits de certains d'entre nous qui n’ont pas su comprendre les leviers de cette aventure. Je me suis mis en retrait des instances nationales de notre mouvement jeune en exprimant mon désaccord lors de la campagne interne de juin 2010.

Notre jeune parti a alors engagé une errance funeste, favorisée par une absence totale de vision, de stratégie et de constance. En moins de deux ans, les Jeunes Centristes ont été appelés par leur bureau national à prendre position frontalement contre Hervé MORIN, pour Jean-Louis BORLOO, puis pour Hervé MORIN, et enfin – comble de stupeur – pour François BAYROU.

A ce moment, il m’a paru nécessaire de sortir de ma réserve. Je me suis rendu au Conseil National des Jeunes Centristes en vue de convaincre sa majorité de l’erreur de jugement grave qu’il y aurait à voter un soutien à François BAYROU. J’ai obtenu cette majorité. Le Président des Jeunes Centristes a préféré retirer de l’ordre du jour du Conseil National le vote de sa motion en faveur de François BAYROU. Cette motion, présentée néanmoins au Congrès extraordinaire du Nouveau Centre a obtenu le score dérisoire que nous savons.

Malgré ces désaveux, exprimés dans le cadre de la démocratie interne à nos mouvements, une poignée de Jeunes Centristes, dont leur Président actuel, ont fortement affiché un soutien hasardeux à François BAYROU. Hier, François BAYROU a annoncé voter pour François HOLLANDE.

Dès avant cela, la plupart des Jeunes Centristes sont entrés en résistance, fidèles à nos idées. C’est notre honneur. Mais la traduction humaine et logistique de ces errements est là : nos adhésions se sont effondrées ; la parole de nos instances jeunes centristes ne signifie plus rien, ni au sein de notre mouvement, ni sur la place publique.

Or, l’heure est grave. Dimanche, l’avenir de notre pays sera engagé par le choix intime de chacun d’entre nous.

Depuis cinq ans, nous, centristes, avons gagné la droite républicaine à nos fondamentaux : lutte contre les déficits (Règle d’Or, non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique), Europe institutionnelle (Traité de Lisbonne), croissance par l'innovation (Grand Paris, emprunts d’avenir), solidarité (RSA, AAH, minimum vieillesse), etc. Aucun de ces progrès n’a obtenu un vote favorable de François BAYROU. Hervé MORIN lui-même, dès le mois d'octobre 2011, avait averti que voter "BAYROU" serait voter "HOLLANDE".

La Majorité Présidentielle a-t-elle par ailleurs tant démérité dans notre gestion de la crise mondiale ? Bien sûr que non. Le bilan de la Majorité Présidentielle est bon, voire inédit.

Dans la compétition mondiale, notre pays est aujourd’hui une puissance fragile, qui ne peut se payer le luxe d’un nouveau 1981. Le programme du candidat socialiste tourne le dos à nos convictions et à l’avenir ; il comporte tous les éléments de la dislocation de notre influence et de la dissolution de notre souveraineté ; il prépare notre marginalisation politique européenne et géostratégique mondiale ; il condamne les jeunes générations à une vie trop courte pour parvenir jamais à rembourser une dette publique qui s’alourdira ; enfin, nous savons que la taxation des riches prônée par le candidat socialiste est une aberration mathématique qui aboutira au matraquage fiscal des classes moyennes.

Qu’est-ce qu’être jeune centriste ? C’est une originalité. Car cela suppose d’élever son analyse au-delà des lignes de clivage immédiatement intelligibles qui veulent aux gentils irresponsables de gauche opposer des pragmatiques égocentriques de droite, pour débattre « comptes publics », « Europe fédérale » et « innovation.»

Être centriste, c’est, même jeune, reconnaître la démagogie et ne pas céder à la facilité ; c’est choisir un candidat parce qu’il est le meilleur choix, et non parce que des sondages lui confèrent une avance.

La décision finale de François BAYROU fait culminer sous forme de crise l’errance stratégique et idéologique des instances Jeunes Centristes depuis deux ans. Elle peut aussi être ce moment de clarification ultime qui fonde notre avenir.

Pour retrouver ce chemin, il nous faut faire un choix en cohérence et en dignité. Ce choix est évident. Il est celui fait par le Nouveau Centre, le Parti Radical, l’Alliance Centriste, et leurs élus. Il est celui appuyé par Valéry GISCARD-D’ESTAING.

Le 6 mai, en conviction : votons Nicolas SARKOZY.


Fidèlement,

 

Romain BENTZ,

Fondateur des Jeunes Centristes.

03.05.2012

"Moi, Président, je..." - Débat de l'entre-deux-tours : Nicolas SARKOZY parle de la France ; François HOLLANDE parle de Nicolas SARKOZY.

[A l'heure où nous publions cet article, François BAYROU achève la déconstruction de l'UDF. Ne donnant pas de consigne de vote, il s'adresse à quelques retraités et journalistes, avant de partir prestement par la petite porte. Il donne raison ainsi à celles et ceux qui ont refusé son errance à partir de 2007. Il trahit le coeur du combat centriste de lutte contre la Dette publique.]

Nicolas SARKOZY et François HOLLANDE sont-ils venus pour la même chose lors du débat télévisé de l'entre-deux-tours ? Assurément non, tant le face à face laisse prudent les analystes, qui préfèrent déclarer le « match nul ». Vraisemblablement, les deux candidats ont une analyse très différente de la situation, alors qu'ils sont en réalité devant un même défi. Deux stratégies se sont fait face, sans jamais se rencontrer, lors du débat de l'entre-deux-tours.

François HOLLANDE parlait le premier. Il s'est concentré sur l'objectif de tenir tête, par la posture, à Nicolas SARKOZY. La tirade du « Moi Président », était osée : risible sur la forme, elle n'en était pas moins un fourre-tout bien commode. Mais on se demande si, à trop se concentrer pour ne pas faillir devant Nicolas SARKOZY et 17 millions de téléspectateurs, François HOLLANDE n'en a pas oublié des éléments de langage en direction de ceux qui vont prendre une décision dimanche dans l'isoloir.

Nicolas SARKOZY a marié les mêmes fondamentaux qu'en 2007 : être solide sur le fond, plus présidentiel et responsable, et ne pas couper la parole à son interlocuteur. David PUJADAS sera même obligé de reprendre François HOLLANDE qui coupera la parole à Nicolas SARKOZY sur sa conclusion.

François HOLLANDE a bien parlé au peuple de gauche, qui attend en général de la pugnacité – à la limite de l'agressivité - sur la forme, et qui n'est pas « très » regardant sur le fond de son candidat. Pour autant, le candidat socialiste n'a envoyé de signaux aux autres électeurs que sur le thème de l'antisarkozysme, un vivier électoral dont on peine à évaluer s'il n'a déjà fait le plein. Le débat sur le nucléaire n'a pas donné lieu à un signe fort en direction des 2,3 % d'Eva JOLY qui sont véritablement les grands méprisés de ce débat ; les électeurs de MELENCHON devront se contenter quant à eux de la remise en cause de l'Europe et de l'antisarkozysme.

De son côté, Nicolas SARKOZY a été à la hauteur de ce qu'on attendait de lui. Sa maîtrise des dossiers de fonds et de la complexité inhérente aux relations internationales lui a permis quelques développement qui viraient aux cours particuliers sur l'Europe, la mondialisation, la politique extérieures... Sur la forme, il a rappelé que sa compétence n'était plus à démontrer. Mais il n'en a pas, pour autant, oublié de placer les mots-clefs : lutte contre les « délocalisations » ou le « communautarisme », honneur et parole de la France dans le monde, équilibre des finances publiques. Il s'est adressé de manière ciblée aux différents électeurs. C'est ce qui fait défaut, au lendemain de ce débat, à la posture de François HOLLANDE.

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Le débat fut long, et il a eu ses différents temps. Dans la première moitié de l'émission, c'est plutôt Nicolas SARKOZY qui domine par sa possession de balle et son occupation du terrain, laissant François HOLLANDE patauger dans les déficits et la question européenne. Puis, François HOLLANDE, fort tout de même de n'avoir pas été déstabilisé, récupère toute sa place sur la plateau pour culminer sur la tirade du « Moi-Président-Je » ! Mais le débat est long, bien plus long que ce que les deux candidats ont imaginé. Les derniers thèmes du débat permettent à Nicolas SARKOZY de conclure comme il le souhaitait, c'est-à-dire comme le seul « Président » crédible : le thème de la politique extérieure française lui permet de se poser en chef des Armées et en Président soucieux du respect de la parole de la France dans le monde ; François HOLLANDE, très en-deçà, se fait surprendre en chef désarmé et finit de convaincre qu'il vit dans un monde parallèle, où la France seule existerait.

Il n'est pas facile de conclure le premier ; la conclusion de François HOLLANDE tombe à l'eau, au point que le candidat socialiste ne peut s'empêcher d'interrompre Nicolas SARKOZY dans sa conclusion... présidentielle ! 

01.05.2012

200.000 personnes réunies autour de Nicolas SARKOZY au Trocadéro !

200.000 personnes réunies autour de Nicolas SARKOZY au Trocadéro !

26.04.2012

Valéry Giscard d'Estaing : «Pourquoi je voterai Sarkozy» [LE PARISIEN]

Propos recueillis par Matthieu Croissandeau et Henri Vernet | Publié le 25.04.2012, 21h09 | Mise à jour : 22h38

Info le Parisien

L'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing apporte son soutien à Nicolas Sarkozy.

Pour la première fois depuis le début de la campagne, l’ancien chef de l’Etat s’engage. Dans une interview au «Parisien» - «Aujourd'hui en France» à paraître ce jeudi, Valéry Giscard d’Estaing juge que l’élection de François Hollande exposerait le pays à des « manœuvres internationales ».Pour l’ex-président de la république, Nicolas Sarkozy est « le plus crédible pour redresser le pays ». Extraits.

Avez-vous fait votre choix pour le second tour ?
VALÉRY GISCARD D’ESTAING. 
Je voterai pour Nicolas Sarkozy. Je suis un homme libre. Je ne suis pas à la tête d’une formation politique. J’exprime une opinion. Je me la suis faite en observant la situation de notre pays qui est mauvaise et risque de s’aggraver. On nous offre le choix entre deux approches : la facilité ou le redressement. La première est plus tentante. En période de crise, les gens préfèrent d’ailleurs tout changer. Mais une politique de facilité nous conduirait à l’aventure. Elle nous ferait montrer du doigt par tous les experts. Elle nous exposerait à des manœuvres du milieu de la spéculation internationale. Ne nous y trompons pas : la France est sur la liste après la Grèce, le Portugal, l’Italie et l’Espagne. Dans ce contexte, une politique de facilité serait interprétée comme une fragilité. A l’inverse, une politique de redressement permettra à la France et aux Français de s’en sortir dans de meilleures conditions.

Comment jugez-vous le bilan de Nicolas Sarkozy ?
Nicolas Sarkozy a été en fonction pendant cinq ans. Il n’avait pas l’expérience, ni la chance que j’ai eue de pouvoir observer pendant sept ans la présidence exercée par un grand homme d’Etat, le général de Gaulle. Il a improvisé la fonction. Il y a eu des critiques que j’ai parfois partagées. Mais il a cherché à en tirer les leçons. Je suis sûr que c’est dans cet esprit qu’il exercerait un second quinquennat.

C’est-à-dire ?
La plupart des candidats ont une vision inexacte de la fonction présidentielle. Ils croient que le président de la République exerce un pouvoir personnel. Nous sommes en démocratie. Le président tient ses pouvoirs de la Constitution qui le charge des grandes orientations gouvernementales. Dans la profession de foi de François Hollande, on trouve trente-cinq fois le mot je. Il écrit par exemple : « Je ferai construire 2,5 millions de logements. » Mais le président de la République ne fait pas construire de logements ! Vos lecteurs peuvent regarder autour d’eux, dans leurs villes et leurs villages : des logements construits par le président, ils n’en trouveront aucun !

Où est la différence avec Sarkozy ?
Il est le plus crédible pour redresser le pays. Les dernières décisions qu’il a prises permettent d’espérer que nous sortirons de la crise. L’endettement coupable accumulé ces trente dernières années fait peser sur nous de terribles contraintes. Par ses propos, François Hollande, un homme par ailleurs sympathique et ouvert, laisse croire que l’on pourra toujours payer. Or, nous ne le pourrons pas et nous irons dans le mur. A l’inverse, le message de Nicolas Sarkozy doit être de rétablir l’équilibre, mais avec une certaine prudence, une certaine modération. Car les efforts d’économies considérables déstabilisent les sociétés. C’est pourquoi les Français, avec leurs partenaires, devront engager la zone euro dans un programme de stabilité, mais aussi de croissance.

Que vous inspire le score de Marine Le Pen ?
Le phénomène important, c’est la fin de la diabolisation des électeurs du Front national. Cette diabolisation avait été imaginée par François Mitterrand, avec son talent manœuvrier, pour priver la droite d’une partie de son électorat. Or, que va-t-il se passer ? Si François Hollande est élu au second tour, il le sera avec une partie non négligeable des voix recueillies par Marine Le Pen au premier tour. C’est une certitude mathématique qu’il ne pourra pas contester. Mais que révèle cette montée ? Une souffrance réelle des gens. Cette souffrance n’est pas traitée. Ces personnes ont le sentiment qu’on ignore leurs problèmes, qu’on ne fait jamais rien pour eux. Après les élections, il faudra une politique qui prenne en compte cette souffrance muette de la société. A cela s’ajoute la crainte du chômage, qui touche aujourd’hui toutes les familles et spécialement les jeunes.

La droite n’a-t-elle pas attisé les tensions, avec son discours sur l’insécurité ou sur l’immigration par exemple ?
Si ce sont des thèmes réels, il faut bien en parler. Mais s’il s’agit de présenter ces problèmes de façon pernicieuse, alors non. La difficulté est que notre société colore à l’excès le débat, comme l’a montré la campagne agressive de Jean-Luc Mélenchon, qui tentait de ressusciter la lutte des classes ! Face à des extrêmes, de gauche et de droite, représentant près de 30 % de l’électorat, il faudrait que, dans des périodes difficiles, les partis de gouvernement se montrent capables de concevoir de grandes coalitions, comme en Allemagne.

25.04.2012

François HOLLANDE monte au Front et fuit le débat.

hollande fn.JPGAu soir sur 22 avril, chaque candidat a vu midi à sa porte, comme il se doit. Nous avons même eu droit à un François HOLLANDE qui s'est dit « surpris » d'être arrivé en tête. Tout au long de la soirée, l'écart entre lui et Nicolas SARKOZY s'est réduit comme une peau de chagrin : 1,4 point seulement les séparent : respectivement 28,6 % et 27,2 %. Plus inattendu : l'écart abyssal entre Marine LE PEN et Jean-Luc MELENCHON. Alors, tout commence ? Absolument !

Tandis que la crise mondiale balaie un à un les chefs d'Etat en place, Nicolas SARKOZY a obtenu le vote de plus d'un quart des électeurs au premier tour de l'élection présidentielle, le tout dans un contexte de bonne participation électorale malgré les vacances scolaires.

A gauche, on a voté utile dès les premier tour : Jean-Luc MELENCHON dégringole à 11,1 % et les trotskistes solitaires ARTHAUD et POUTOU rassemblement 1,8 % de l'électorat. L'anti-campagne d'Eva JOLY - qui termine à 2,3 % - a vraisemblablement contribué à gonfler le score de François HOLLANDE. Nous sommes donc à 15,2 % de réserve sèche pour un candidat à 28,6 %.

François BAYROU réunit 9,1 % d'intentions de vote. Mais son électorat sera le moins sensible à toute consigne du candidat. Beaucoup d'électeurs de centre-droit, déçus par le non positionnement de François BAYROU, ont voté « utile » pour Nicolas SARKOZY au premier tour.

 

Tous les candidats ont donc besoin de se tourner vers les électeurs du Front National. Un exercice de style périlleux pour chacun. François HOLLANDE attaque fort, en faisant la « Une » de Libération. Audace ? Mauvais conseil stratégique ? Va-tout ? Il bouscule en cela le coeur de la campagne de Jean-Luc MELENCHON, orientée contre Marine LE PEN plus que contre Nicolas SARKOZY. Il surprend aussi ces sympathisants socialistes qui sont allés voter Chirac au 2ème tour de l'élection présidentielle de 2002.

sondage le pen.JPG

François HOLLANDE joue jusqu'au bout sa double carte : l'anti-sarkozysme comme projet, et l'évitement du débat comme posture. L'anti-sarkozysme primaire suffit-il à détourner les électeurs du Front National ? C'est le pari qu'il fait, espérant que cette droite extrême passe sur ses fondamentaux et oublie DSK, la gauche caviar, ou l'engagement de François HOLLANDE en faveur du droit de vote des étrangers, etc.

De son côté, Nicolas SARKOZY a engagé le fer sur la forme plus encore que sur le fond : il demande qu'enfin il puisse être confronté à François HOLLANDE, que les deux hommes débattent, projet contre projet, personnalités face à face. Là aussi, François HOLLANDE prend position sans attendre et refuse. Maintenant qu'ils ne sont plus à 9 contre 1, et qu'il se retrouve seul sur le ring face à un adversaire dont il cultive la détestation, il se tient à distance et préfère les pas-chassés...

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En préférant dès l'ouverture du second tour éviter la confrontation, François HOLLANDE s'attache une image de « lâche » voire de « looser » qui risque d'user son crédit bien plus qu'on ne l'imagine aujourd'hui. D'ici à ce que les médias commencent à se rappeler qu'il était le Premier Secrétaire du parti Socialiste le soir du 21 avril 2002... et le spectre de la machine à perdre réapparait.

Une cohérence de fond et de forme se dessine en fonction des axes de Nicolas SARKOZY, en position de challenger : la France forte d'un candidat courageux, contre la France faible de celui qu'on appelle déjà Flanby et qui fuit le débat. François HOLLANDE descendra-t-il finalement dans l'arène ? Ou va-t-il laisser se cultiver l'image d'un homme trop faible qui ne se bat qu'avec le glaive de médias interposés et le bouclier de l'anti-sarkozysme ?

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Le programme  socialiste, tissé de démagogie, d'irresponsabilité et d'inefficacité, affaiblira la France jusqu'à la déroute : notre économie ne pourra supporter un nouveau 1983. Aussi, nous appelons à voter utile pour un président courageux et reformateur, qui a démontré  son efficacité face à la crise : Nicolas SARKOZY.

Jeunes Centristes Yvelines