29.12.2011

Reportage de France Inter sur le temple national Mormon du Chesnay

 

 France Inter a diffusé le 27 décembre, dans son édition de 8 heures, un reportage consacré au temple national Mormon du Chesnay. 


écouter à partir de 10'40''.







 

20.12.2011

SIGNEZ LA PETITION EN LIGNE pour une CONSULTATION DES CHESNAYSIENS SUR LE PROJET DE TEMPLE NATIONAL MORMON

 

petition

A l'attention de Municipalité du Chesnay (Yvelines)

Nous demandons qu'une consultation publique citoyenne soit organisée quant à l'avenir du 46 boulevard Saint-Antoine, auprès de l'ensemble des Chesnaysiens en droit de voter.


Le 27 octobre 2011, le maire du Chesnay a signé un arrêté accordant le permis de construire pour la création du Temple National français des Mormons, sur le terrain des anciens bureaux EDF-GDF, 82 jours après le dépôt de la demande.

Nous estimons que :
- une implantation de cette nature et de cette ampleur modifierait définitivement notre ville et ses environs ;
- ce projet ne répond à aucun des besoins de la commune et de ses habitants ;
- l’avenir du 46 boulevard Saint-Antoine n’a pas fait l’objet d’une information appropriée.

L'avis des Chesnaysiens sur un projet qui engage à ce point l’avenir de leur territoire mérite que les moyens d’une consultation publique soient mis en œuvre à l’échelle de la ville.


Aussi, nous demandons à ce que tous les Chesnaysiens en droit de voter aux élections locales soient appelés à se prononcer pour avis « pour » ou « contre » le projet retenu à ce jour par le maire quant à l’avenir du 46 boulevard Saint-Antoine, au Chesnay.

 petition

 

Plus d'informations sur http://www.avenir46.fr

14.12.2011

MORMONS - Le Chesnay, future SALT LAKE CITY à la Française, en face du Parc de Versailles

MORMONS - Le Chesnay, future SALT LAKE CITY à la Française,  en face du Parc de Versailles.

 

Comment en est-on arrivé là ?

 

Beaucoup d'entre nous sont Chesnaysiens, et peuvent témoigner comment nous avons été placés devant le fait accompli : les Mormons – Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours - seront installés au Chesnay. L'intérêt supérieur de la commune et de ses habitants appelait pourtant un autre choix politique, un effort minimum d'information/consultation de l'ensemble des habitants, bref : un moment indispensable de démocratie locale.

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[photo : temple mormon de Washington]

Commençons par tordre le cou aux pires idées reçues sur les Mormons : ils ne sont pas polygames officiellement depuis 1896, ni pédophiles. Ils ne sont pas non plus fâchés avec les nouvelles technologies, comme on l'entend dire souvent par ceux qui les confondent avec les Amishs. Les Mormons revendiquent en toute transparence leur prosélytisme, comme un fondement de leur pratique.

Le terme « secte » n'a plus lieu de cité dans la langue française ; tout au plus parle-t-on alors de « dérives sectaires. » En ce qui concerne l'Eglise des Mormons, un certain nombre de pratiques demeurent à caractère sectaire, parmi lesquelles : dévotion absolue aux dirigeants, allégeance à un prophète vivant, discrimination dans l'accession aux responsabilités, paiement obligatoire d'une dîme. Selon eux, Jésus-Christ est venu sur le continent américain après sa résurrection.

Pour Catherine PICARD, Présidente de l’UNADFI (Association de défense des familles et de l’individu victimes des sectes des Yvelines) : il « s’agit d’un mouvement à déviance sectaire. C’est une communauté qui vit en vase clos, où la place de la femme est réduite à néant. L’enseignement religieux pour les enfants est tellement important qu’ils n’ont pas de temps à consacrer à autre chose. C’est un fonctionnement très limite. »

Les Mormons cherchent depuis longtemps à implanter un temple en France, dans notre secteur. A Louveciennes, ils ont du faire face à la fermeté du maire, et renoncer aux anciens terrains de Bull. A Villepreux, l'opposition municipale, puis la Majorité, ayant appelé le Député Christian BLANC en renfort, ont aussi abouti à l'annulation d'une tentative d'implantation. Toujours, ce sont des mouvements spontanés populaires, appuyés par la volonté politique des élus qui ont débouché. En un temps record, pourtant, l'affaire a été entendue au Chesnay.

Comme tous les habitants à qui l'on apprend la nouvelle aujourd'hui, nous restons incrédules devant l'annonce selon laquelle le maire aurait donné son blanc-seing à l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours pour édifier sur notre petite commune leur TEMPLE MORMON de FRANCE, présenté comme « Temple de Paris. »

Depuis plus de 40 ans, les effectifs de l'Eglise « Mormone » augmentent de 50% dans le monde tous les 10 ans. Son patrimoine est estimé à 25 milliards de dollars, et 6 milliards de revenus annuels. Dans les années 50, elle a commencé à utiliser ses richesses pour conduire son extension à travers le monde.

Au Chesnay, tout commence en 2009 : le maire est alors informé de la volonté d'EDF de quitter les lieux, comme il le reconnaîtra plus tard.

Dans l'Evènement (mensuel municipal) de décembre 2011, on apprend que « La mairie a été informée en mai 2010 que l'Eglise de Jesus-Christ des Saints des Derniers Jours était intéressée. » La mairie a pourtant accusé réception en décembre 2009 d'un courrier de la Foncière des Régions l'informant de ce projet.

Un premier coup de force est réalisé lors du dernier Conseil municipal précédent les vacances d'été, le 7 juin 2010 : alors que ce Conseil est censé s'achever, le maire fait distribuer à tous les élus un dossier de « présentation » des Mormons. Rien de tel n'est à l'ordre du jour... Il s'en suit néanmoins une présentation orale des Mormons, imposée aux élus. On apprend qu'elle avait été confiée par le maire à trois des élus de sa majorité début 2010 (lors de la réunion publique du 8 décembre 2011 le Maire, suite à une question de la salle, a cité les noms de Mesdames LE MENE, GUY-COQUILLE et Monsieur DOGNIN), dont deux seulement prendront finalement la parole. Les élus d'opposition ne cachent pas leur stupéfaction, de droite comme de gauche ! Mais le maire se veut encore « rassurant », et certifie que d'autres projets ont candidaté et sont à l'étude. Un été passe, la mairie n'en parlera plus.

En mars 2011, la rumeur s'installe dans l'élection cantonale. Dans l'entourage du candidat-maire Philippe BRILLAULT, on assure que jamais les Mormons ne s'installeront au Chesnay, malgré les appels à la vigilance du candidat sortant Jean-Louis BERTHET.

A la veille des départs en vacances d'été, un second coup de force est mis en oeuvre : le 9 juillet 2011, alors que la ville est bien dépeuplée, des riverains sont conviés à une «  réunion d'information »,  dans un délai bien bref et dans un périmètre très restreint autour du site EDF. Le maire réalise alors une présentation du type Les Mormons ou le chaos : selon lui, c'est soit 18.000 m² de logements sociaux, soit un joli petit temple, comprenant un jardin ouvert à la population. Cette alternative est évidemment un leurre : un projet mixte est possible, qui mêlerait emplois, logements, notamment pour les jeunes (obligés de quitter la ville lorsqu'ils démarrent dans la vie) et équipements municipaux. Le Président de la Copropriété de Parly 2 dit s'exprimer au nom de la copropriété en faveur du projet Mormon, sans que nous ne lui connaissions de mandat donné à cet égard. Mais le plus choquant sera la manière dont le maire refusera de considérer l'opinion des Chesnaysiens dès lors qu'ils ne sont pas mitoyens du site EDF.

Un permis de construire est déposé le 5 août 2011. Le 4 octobre 2011, une déclaration d'intention d'aliéner est déposée en mairie. Dès le 27 octobre, le permis de construire est signé : le tour de la question aura été fait en 80 jours !

C'est alors seulement dans son édition de DECEMBRE 2011, une fois « la messe dite », que le maire du Chesnay décide de présenter ce projet aux habitants de sa commune... un projet chiffré « entre 60 et 80 millions d'euros ».

 

 

Nous pouvons nous interroger quant aux nombreuses confusions qui ont été entretenues :

  • Il ne s'agit pas d'une « église » mais d'un temple, soit le centre national névralgique de l'Eglise de Jesus-Christ des Saints des Derniers Jours, lorsqu'elle souhaite s'étendre dans un pays.

  • Il ne s'agit pas d'une religion à mettre sur le même plan que les trois monothéismes reconnus par l'Etat français (Christianisme, Judaïsme, Islam), contrairement aux affirmations du maire en réunion publique et les associations d'idées faites dans la presse.

  • Que sont devenus ces « autres projets à l'étude » qui étaient évoqués en 2010 pour rassurer celles et ceux qui s'interrogeaient d'une implantation mormone ?

  • Préempter ce terrain par la mairie n'aurait été qu'une « avance » avant revente. Ces 16,5 Millions d'euros avancés à cet effet pour préserver les équilibres historiques de la ville ne sont-ils pas peu de choses face aux 24 millions dépensés pour construire une médiathèque ?.

  • Pourquoi persister à affirmer que le seul projet alternatif était un « tout HLM », alors qu'un projet mixte est envisageable ?

 

Il se dit beaucoup aujourd'hui que cette question divise profondément la majorité de Philippe BRILLAULT ; mais cette contestation se ferait seulement « hors antenne », des élus de la majorité se contentant « courageusement » d'inciter l'opposition municipale à être plus offensive sur cette question. Nous osons espérer malgré tout de certains élus majoritaires qu'ils sauront s'émanciper de cet esprit de « Majorité godillots ».

Gageons que les Mormonsdont l'une des caractéristiques est de baptiser les morts - n'hésiteront pas longtemps avant de donner le baptême à la démocratie chesnaysienne.

 

Nous souhaitons porter une requête bien modeste et bien légitime au regard de l'ampleur du projet concerné. Nous demandons solennellement qu'une consultation publique citoyenne comportant un vote soit organisée auprès de l'ensemble des Chesnaysiens en droit de voter, dès lors que le 46 boulevard Saint-Antoine est susceptible de faire l'objet d'une acquisition qui révolutionnera la commune du Chesnay, définitivement.

 

Ce n'est pas qu'une question juridique ; où est la volonté politique ?



VRAI / FAUX

 

La ville ne peut pas préempter ce terrain

FAUX : le maire l’a d’ailleurs admis dans son magasine municipal : « La Ville aurait-elle pu exercer son droit de préemption ? D’un point de vue purement technique, oui. »

 

Il n’y avait pas d’urgence à attribuer ce permis de construire aux Mormons.

VRAI : pour un simple bateau de maison, le maire fait patienter six mois une demande de permis de construire. Pour les Mormons, il aura fait le tour de la question en 80 jours.

 

Les Mormons envisagent de construire un lieu de culte mormon comme il en existe un autre à Versailles

FAUX : il ne s’agit pas d’une église telle que l’a visitée la « mission » municipale, mais du temple à vocation nationale, à l’instar de ce qu’est devenue Salt Lake City en Utah : édifier un temple dans un pays est pour l’Eglise mormone le moyen de s’ancrer dans un pays. Les villes de Villepreux et Louveciennes se sont déjà opposées à ce projet.

 

Entre le « TOUT MORMONS » et le « TOUT HLM », d'autres projets sont possibles

VRAI : un projet mixte, qui mêlerait emploi, logement (notamment pour les jeunes qui ne peuvent démarrer dans la ville où ils ont grandi) et équipements municipaux serait possible et utile.

 

Une concertation municipale à la hauteur de ce projet a été engagée

A VOUS DE JUGER : Le maire a nommé une « Commission » de trois personnes issues de sa majorité ; une réunion de quartier s’est tenue sommairement le 9 juillet 2011 lors de laquelle le maire a refusé de considérer les avis des Chesnaysiens n’habitant pas strictement aux abords de ce projet qui modifiera notre ville en profondeur.

 

L’Eglise de Jésus-Christ des Saints des derniers observe des pratiques sectaires :

VRAI : Dévotion absolue aux dirigeants ; Allégeance à un prophète vivant ; Discrimination dans l’accession aux responsabilités ; Paiement obligatoire d’une dîme.

François Hollande sur l’Europe : irréaliste ou arrogant ?

A l’initiative du Président de la République et de la chancelière allemande, 26 pays européens ont trouvé le 9 décembre un accord pour la naissance d’une nouvelle Europe, une Europe plus solidaire, une Europe plus politique, une Europe qui se dote enfin des moyens de la vertu budgétaire nécessaire avec la règle d’or, que nous centristes réclamons depuis longtemps.

Quels que soient les enjeux électoraux dans notre pays, on ne se grandit pas en prenant automatiquement le contrepied de chaque proposition du Président de la République. Ces propos visant à renégocier l’accord du 9 décembre, ne sont pas dignes d’un responsable politique aspirant aux plus hautes fonctions, car une renégociation par essence difficile, fragiliserait pendant de trop longs mois la France et l’Europe.

Il est au mieux irréaliste d’espérer l’adhésion de 25 partenaires de l’Union à une nouvelle négociation, et au pire bien arrogant d’espérer avoir raison seul contre tous. Nous savons que la déclaration de François Hollande a plongé dans la consternation nombre de capitales européennes, y compris chez ses propres amis socialistes. Elu Président de la République il ferait peser le risque de placer notre pays dans la marginalité, de lui faire perdre toute capacité économique et sociale, et il ferait perdre à la France une part de son rayonnement dans l’Europe et dans le monde.

07.12.2011

Colette LE MOAL faite Chevalier dans l'ordre national de la Légion d'Honneur

Samedi 3 décembre 2011, Christian BLANC a remis à Colette LE MOAL la Légion d'Honneur. A travers son discours, il revient sur le parcours d'une "femme d'exception".

christian blanc, colette le moal

 Seul le prononcé fait foi.

 

Chère Colette LE MOAL, je vais dans un instant vous remettre la croix de Chevalier de la Légion d'Honneur.

Vous aviez en 2002 refusé cette distinction. Par modestie peut-être - « je suis pareille que les autres », disiez-vous, ou par fierté, peut-être, car aller au bout de ses engagements citoyens et connaître au quotidien la reconnaissance de ceux qui ont bénéficié de votre action, n'est-ce pas la plus importante des distinctions ?

L'obstacle est tombé l'an dernier, quand après m'avoir affirmé que vous ne méritiez pas cette distinction car vous n'aviez jamais mis votre vie en danger pour votre pays, je vous ai rappelé que le premier consul Bonaparte considérait qu'il était nécessaire à un Etat régulièrement constitué de « créer un ordre qui soit le signe de la vertu, de l'honneur, de l'héroïsme, une distinction qui serve à récompenser à la fois la bravoure militaire et le mérite civil. »

Contrairement à beaucoup d'idées reçues, la Légion d'Honneur n'a jamais été réservée aux seuls militaires, et je rappellerai ici la réplique que fit au Conseil d'Etat le 4 mai 1802, Bonaparte au Conseiller Matthieu DUMAS qui voulait réserver le bénéfice de l'institution aux seuls militaires :

« Qu'est-ce qui fait la force d'un général ? Ce sont principalement ses qualités civiles : le coup d'œil et la connaissance des hommes. Si l'on ne décernait des honneurs que militaires, la nation ne serait plus rien. »

Colette LE MOAL, vous appartenez à ces citoyens qui font l'honneur de la République car vous êtes une femme d'exception.

Et vous ne serez pas la première femme d'exception à recevoir la Légion d'Honneur. Puis-je vous indiquer, avec quelque malice, que la première femme à avoir été décorée de la Légion d'Honneur, le 15 août 1851, par Louis-Napoléon BONAPARTE, fut Marie-Angélique DUCHEMIN. Elle était elle aussi originaire des Côtes du Nord et avait 79 ans quand cette distinction lui fut remise.

C'est donc avec un infini plaisir que devant votre famille et vos amis, je vais esquisser un portrait de votre personnalité et de votre action au service des autres, et qui nous vaut aujourd'hui d'être à vos côtés.

Je commencerai par les conséquences de la Grande Guerre de 1914-1918, où par milliers des paysans sans terres de tous les pays de France convergèrent vers Paris pour trouver du travail. Comme eux, vos parents quittèrent la Bretagne pour « monter » à la capitale avec comme seule richesse leur volonté de faire face et leur courage au quotidien. Ils parlaient patois et savaient à peine lire et écrire.

C'est ainsi que vous naîtrez dans le 13ème arrondissement de Paris, avant que votre famille ne finisse par s'installer à Versailles au bord du Chesnay. A 10 ans, c'est vous qui, élève à l'école primaire communale, aurez la responsabilité familiale de remplir les formalités administratives. Et cela déjà avec application et efficacité dans le respect des rôles et de l'amour de chacun.

Vous direz plus tard, en parlant de cette période : « mon enfance fût heureuse ; c'est dans ce temps que se forge la personnalité. » Votre vie quotidienne était faite du respect de vos parents, de règles de vie simples où tous les moments sont vécus - voire surmontés – avec optimisme et affection. On se regroupe et on s'aide, pour être moins faibles dans un monde que l'on apprend et où l'on veut s'intégrer dignement. Pour votre père Jean, la journée démarre à cinq heures du matin, car on sait chez les AMICEL, que quand on ne travaille pas, on ne mange pas.

Ce fut le début d'une éducation à la vie. Et c'était la fierté de la famille que les enfants travaillent bien en classe. Vous avez été familière du « prix d'excellence » Colette, et, avec délicatesse votre père éteignait la radio pendant que l'on étudiait.

Avec intelligence, votre mère Françoise, femme de chambre dans une famille bourgeoise, avait appris le savoir-vivre des gens éduqués, qu'elle vous transmit à son tour. Pour l'anecdote : on ne se tenait pas à table n'importe comment chez Madame AMICEL  et je crois savoir, Colette, que ces règles de vie simples furent naturellement celles de vos enfants, et que, même vos petits-enfants ici présents n'ont jamais échappé à cette ancienne vigilance.  

Oui, Colette, vous avez su puiser de votre enfance cette personnalité d'exception que nous connaissons tous ; et quelque part, cette enfance, elle fut pauvre mais digne et humainement comblée.

Vous en avez tiré une authenticité et une forte autorité naturelle car vous avez su très jeune ce qui est essentiel. Et vous serez dotée d’une humanité qui fera de vous une personne respectée.

Tout vous aurait conduit dans cette première partie de votre existence à devenir enseignante. Ayant réussi votre BAC au lycée Marie-Curie à Versailles en 1950, vous prépariez une licence de droit quand le destin décida de vous unir à Guy LE MOAL avec lequel vous allez fonder une famille. Guy, travailleur acharné dès 19 ans, et qui effectuera une carrière exceptionnelle chez BULL, va vous permettre de créer les conditions d'épanouissement d'une famille de 6 enfants.

Dès 1954, votre jeune époux aménagea très astucieusement les combles du pavillon de votre belle-mère au Chesnay. C'est là que naquirent vos deux premières filles, puis vous emménagez au domaine de Beauregard, à La Celle Saint-Cloud, pour accueillir vos trois autres filles et votre fils. Philippe est ainsi le dernier de cette grande fratrie qui rassemble Claire, Anne, Odile, Agnès et Isabelle, et qui vous fera décerner la médaille de la famille à la fin des années 60.

Vous allez pouvoir offrir à vos enfants une jeunesse agréable - quatre de vos filles se préparant à devenir enseignantes - leur transmettant l'appétit de vivre que vous partagezavec Guy et qui vous conduira à les initier à des activités telles que le bateau, le ski ou le cheval. Dans le même temps, vous connaîtrez un engagement associatif conforme à votre personnalité (paroisse, alphabétisation, parents d'élèves).

En 1973, vous voilà dans une belle et grande maison à Bailly, à la taille de votre famille, et des revenus de Guy. Une quiétude qui ne durera que quatre ans. En mars 1977, vous êtes élue maire de Bailly, entourée de trois adjoints solides : Gérard LAUREAU, Guy CARPIER et Jean PEHUET. Vous êtes immédiatement confrontée au choc produit par la construction d'une Z.A.C. de 550 logements qui va doubler la population, et d'un projet de déviation de la RN 307 qui partage la commune en deux. Projet rejeté au Sud et souhaité au Nord. Enfin, et cerise sur le gâteau, les anciens Baillacois rejettent les nouveaux qui arrivent.

Réorganiser la ville et réconcilier les habitants, un vrai défi. Vous allez y consacrer trois mandats avec dans vos équipes quelques-uns de ceux qui poursuivront l'action, tels Jean-Marie CONVAIN, votre successeur comme maire, ou aujourd'hui Claude JAMATI qui nous accueille.

Présidente du syndicat intercommunal de Bailly / Noisy-le-Roi – le S.I.B.A.N.O. - vous développerez de façon considérable les équipements sportifs, un nouveau collège prendra forme ; vous créerez une bibliothèque et le foyer des anciens ; vous réaménagerez la Salle des fêtes. Vous apporterez un essor culturel : des expositions de sculpture et de peinture « Les Talents de Bailly », et un Forum du livre reconnu où déambuleront Annie GIRARDOT, Christophe MALAVOIX, Jacques LANZMANN, Robert MERLE et le Professeur BERNARD, entre autres. Mais aussi : un salon des Antiquaires, des spectacles pyrotechniques, un festival de musiques...

Toutes ces réalisations ont été permises par un travail d'équipe et la participation des Baillacois, par l'écoute et par votre sens de la décision. Je dirai davantage, par votre fermeté lorsque la situation l'exigeait. Danielle CORDIER me rappelait récemment que dans les premières années de votre mandat, il y eut, comme je l’indiquais précédement, un grand combat concernant le projet de déviation de la RN 307. Certes, il y avait beaucoup d'embouteillages à l'époque dans le village. Le projet envisagé par l'Administration de l'Équipement devait se faire au plus près de Bailly. Or, le Conseil Municipal voulait que cette déviation soit repoussée plus au Sud de la ville pour réduire les nuisances.

Vous mobilisez alors votre Conseil, et il est décidé de bloquer un matin, à 8 heures, en semaine, la route de Maule. Le trafic automobile est coupé, et - de ce fait - un embouteillage monstre est créé sur une partie du département. La presse et la télévision sont sur les lieux. La fluidité du trafic ne sera rétablie que vers midi. Le lendemain, le Préfet se rend à Bailly et débloque la situation. La RD 307 sera repoussée vers la plaine et un merlon sera construit pour réduire les nuisances sonores.

Sur cette fameuse déviation est construite une passerelle permettant le passage des piétons. Les analyses démontrent que le béton utilisé est poreux. Colette ne se démonte pas et demande à la DDE de la supprimer et d'en construire une autre. Ce qui sera fait.

Vous entrerez au Conseil Général des Yvelines en 1994, et y serez élue vice-Présidente en 1998. Le Président BOROTRA vous délèguera le secteur hospitalier, le schéma des équipements et services pour les personnes âgées dépendantes et les personnes handicapées. C'est considérable.

Dans notre pays le Conseil Général est, dans la répartition des compétences territoriales, celui qui est, principalement, en charge de l'action sociale de proximité. Vous voilà pendant 10 ans au pilotage de la modernisation, de la rénovation de deux hôpitaux que vous présidez : l'hôpital psychiatrique Jean-Martin CHARCOT (à la fois sur  Saint-Cyr pour les enfants et Plaisir pour les adultes) et l'hôpital gérontologique Médico-social (HGMS) de Plaisir-Grignon ; vous mènerez ainsi à bien le dossier de la coordination gérontologique, mais aussi la création de la Maison Départementale des Personnes Handicapées.  Malgré vos charges - puisque après vos trois mandats de maire vous garderez un poste de premier adjoint pour suivre l'avancement des travaux de l'A86 - vous trouverez le temps, relayée par Gérard, Xavier et Dominique LAUREAU pour lancer les premières réflexions de l'APPVPA qui sont aujourd'hui mises en œuvre par Michel COLIN qui vous succèdera au Conseil Général.

Vous accepterez de faire équipe avec moi aux élections législatives de 2002 puis 2007, où vous serez ma suppléante, ce qui vous mènera à l'Assemblée nationale, comme députée lorsque le Président de la République me demandera d'entrer au Gouvernement de mars 2008 à juillet 2010. Vous découvrirez les dédales du village de l'Assemblée nationale, les réunions de groupe du Nouveau Centre, et la Commission des Affaires sociales où vous aurez notamment à participer aux débats sur la mobilité et le parcours professionnel dans la fonction publique, le débat sur le service civique, ainsi que celui du voile intégral et de la République sur lequel vous pèserez de façon très remarquable.

Vous serez très souvent le porte-parole dans l'hémicycle du groupe centriste sur les textes sociaux et sociétaux, et vous serez rapporteur au nom de la Commission des Affaires sociales d'une proposition de loi visant à ce que les autorités et musées français restituent les Têtes Maories à leurs descendants. Loi votée à l'unanimité.

Permettez-moi de souligner tout particulièrement votre action au sein de la Mission parlementaire relative à l'interdiction du port du voile intégral dans l'espace public.

Toutes les tendances politiques de l'Assemblée nationale y sont représentées, unies par la même fibre républicaine. Vous y siégez au nom des centristes, et sous la présidence de votre collègue communiste André GERIN. Au fil des débats, des auditions et des déplacements menés à travers la France par la mission, vous ferez évoluer votre réflexion : d'abord opposée à une loi d'interdiction générale dans la mesure où une application stricte des textes existants suffirait, la mission est finalement sensible à la portée symbolique forte d'une loi d'interdiction qui rappelle les principes républicains du vivre-ensemble qui vous sont chers.

Votre Ordre du Jour parlementaire sera aussi jalonné d'imprévus, parfois inédits dans l'histoire de la Vème République. Comme cette après-midi du 2 décembre 2009 où, en plein débat dans l'hémicycle, une militante de Greenpeace atterrit pratiquement dans vos bras, en « rappel » depuis les balcons du public, dans le cadre d'un coup de force organisé avec la complicité de quelques Députés Verts et Communistes et qui fit scandale.

Vous ne vous attendiez pas non-plus, chère Colette, à vous retrouver dans un hélicoptère de combat pour aller d'un camp de base à un autre, à la rencontre de nos militaires en Afghanistan, entre poussière et mortiers. Vous n'aviez aucune prétention à l'endroit du moral des troupes, pourtant, au moment de votre départ les soldats du 2ème Régiment Étranger d'Infanterie vous demanderont d'accepter la médaille de leur régiment. Vous serez très touchée par ce geste.

Chers amis, le moment est venu d'accueillir Colette LE MOAL dans l'Ordre de la Légion d'Honneur. Auparavant, permettez-moi d'associer sa famille à ce moment heureux, son époux Guy LE MOAL qui l'a accompagné dans son action tout au long de leur vie, de remercier la présence de sa sœur Jeannine, de ses enfants et petits-enfants à qui Colette s'est efforcée de transmettre ses valeurs de générosité et de pugnacité.

Par son engagement au service des autres, elle a honoré la République par sa personnalité et son engagement. Il convenait que la République honore Colette LE MOAL.

Colette Le MOAL, au nom du Président de la République et en vertu des pouvoirs qui me sont conférés, je vous fais Chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur.

05.12.2011

Jean-Marie Cavada élu président du Mouvement Européen France

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Samedi 3 décembre, Jean-Marie CAVADA a été élu président du Mouvement Européen France par 180 voix contre 111 à Jean-Luc SAURON. Député européen depuis 2004,  il est Président de la délégation Nouveau Centre et Vice-président de la délégation française au sein du PPE.

Subprimes, dettes souveraines de la zone euro : l'Europe connaît la crise la plus importante de son histoire. Le plan de sauvetage de la Grèce, les crises de la dette au Portugal, en Espagne et en Italie démontrent aujourd'hui le besoin indispensable d'un fédéralisme européen, économique, budgétaire et fiscal afin de construire une Europe plus forte face aux Etats-Unis et aux pays émergents du BRIC.

Jean-Marie CAVADA a l'Europe chevillée au coeur et défend aux parlements de Bruxelles et Strasbourg ce fédéralisme.

Homme de médias, il n'a jamais manqué l'opportunité de faire passer un message pro européen face à l'euro scepticisme latent depuis le Traité de Maastricht, les critiques contre l'euro.

Désormais président du ME-F, il saura le mener vers plus de professionnalisme, de visibilité, et ainsi contribuer à accroître sa notoriété et sa reconnaissance.

 MP