19.12.2007

Conseil National du Nouveau Centre, Damien ABAD :

Retrouvez les discours du cloture du Conseil National : 

http://www.publicsenat.fr/cms/video-a-la-demande/vod.html...

 

Chers amis,

80515bc1d25027657aaa6bdf9af094dc.jpgJe tiens tout d’abord à vous remercier d’être venus aussi nombreux aujourd’hui et je voulais remercier plus particulièrement les jeunes, qui se sont une fois encore mobilisés en masse. Je dis une fois encore car ils étaient déjà plus d’une centaine lors du café politique que nous avons organisé autour d’Hervé Morin. Mais aussi, parce que lors de la réunion publique du Nouveau Centre à Lyon cette semaine, la moitié des participants étaient des jeunes.

Cette présence massive de la jeunesse est une chance pour notre mouvement. C’est également la preuve que, contrairement à ce que l’on entend dire ici ou là, la jeunesse d’aujourd’hui est une jeunesse engagée, une jeunesse militante, active, qui souhaite être davantage acteur que spectateur de sa destinée. Il n’y a jamais eu autant de jeunes dans les associations, mouvements politiques ou clubs de réflexion. Cette jeunesse là, elle demande aux hommes politiques de l’audace, de l’envie, du courage et de l’authenticité.

A cette jeunesse, engagée dans l’action et désireuse de prendre son destin entre ses mains, je voudrai lui dire ceci : c’est au Centre qu’elle pourra le mieux s’exprimer, c’est au Centre qu’elle pourra le mieux se faire entendre. Parce que c’est au Centre que vous avez la plus grande liberté de parole Parce que c’est au Centre que vous avez la plus grande marge d’action Parce que c’est au Centre que vous pouvez dépasser les oppositions idéologiques stériles. Pourquoi croyez-vous que Nicolas Sarkozy ait fait le choix de l’ouverture ? Parce qu’il sait très bien que tous les grands hommes politique français et européen viennent du Centre et parce qu’il sait très bien que le succès de sa politique de réformes passe par l’adhésion du Centre.

Et mes chers amis, si j’avais un seul message à vous faire passer, c’est que le Centre c’est nous. Le Centre ce n’est pas le MoDem et d’ailleurs, ça ne l’a jamais été. Ce n’est pas moi qui le dit ni même Hervé Morin ou André Santini, François Sauvadet ou encore Jean-Christophe Lagarde mais François Bayrou qui déclarait lui-même : "ne dites surtout pas que je suis un centriste, ne dites plus que mon projet est centriste." Et bien, voyez-vous, pour une fois, je suis d’accord avec François Bayrou. Oui, les égocentristes ne sont pas des centristes.

Ce que je reproche à François Bayrou et Marielle de Sarnez, ce n’est pas de faire alliance avec la gauche – c’est leur droit – mais c’est de ne pas assumer cette alliance, c’est de ne pas assumer ce choix politique. Et, voyez-vous, on nous demande souvent quelle est la différence entre le MoDem et le Nouveau Centre. Et bien la principale différence, c’est que d’un côté, vous avez des hommes et des femmes qui ont fait un choix clair et assumé, celui d’être dans la majorité présidentielle et, de l’autre, un parti qui n’assume pas ses choix, qui renie ses propres valeurs et n’hésite pas à se mettre entre parenthèse de la vie politique pour une simple stratégie personnelle. Et bien de cela, les centristes n’en veulent point car, en politique comme dans la vie, il faut assumer ses choix sinon l’Histoire finit par vous rattraper. Ce n’est pas la vision que j’ai du Centre, ce n’est pas la conception que j’ai de la politique.

Mes chers amis, si le soir du premier tour de l’élection présidentielle il y avait eu une autre stratégie, on aurait aujourd’hui entre 80 et 100 députés et toutes les grandes décisions prises dans notre pays dépendraient de nous. Et bien, au lieu de cela, nous avons payé « le salaire de la soumission » à Marielle de Sarnez et au Parti socialiste.

Et bien, émancipons-nous et revenons à ce qui constitue le cœur du projet centriste.

Au cœur du projet centriste, il y a d’abord l’Europe. Nous avons – et nous les jeunes encore davantage – deux défis à relever :

  • remettre l’Europe en état de marche et là, nous saluons l’action et le pragmatisme de Nicolas Sarkozy qui a permis de déboucher sur la signature du Traité simplifié. Et d’ailleurs, je dois vous le dire, quelle fut ma surprise et ma consternation lorsque, lors du débat préalable sur le Traité simplifié – à l’Assemblée nationale -, François Bayrou n’était même pas présent. Lui qui fut le défenseur de l’Europe, le chantre du parlementarisme, j’aurai préféré qu’il soit là pour ce débat sur le Traité simplifié plutôt que pour notre proposition de loi sur le financement et le pluralisme des partis politique.
  • notre deuxième défi, c’est de remettre la France au cœur de l’Europe : d’abord au cœur de l’Europe économique en faisant en sorte qu’elle respecte ses engagements communautaires en matière de dette et déficit publics. Il faut également remettre la France au cœur de l’Europe sociale en inventant un modèle social adapté. Remettre la France au cœur de l’Europe, d’un point de vue géographique. Ainsi, le projet de l’Union euro-méditerranéenne est une formidable occasion de refaire de la France le centre de gravité de l’Europe. Enfin, seule l’instauration d’une véritable diplomatie européenne permettra de faire entendre notre voix dans le concert des nations.

A la veille de la présidence française de l’Union européenne, les JC seront très engagés, notamment par le biais du pôle Europe que nous venons de constituer. Nous serons le plus européen de tous les mouvements jeunes rattachés à un parti politique parce que l’Europe est votre avenir, votre horizon et parce que l’Europe ne doit pas être une affaire de spécialistes, de technocrates. L’Europe, c’est d’abord l’affaire des jeunes, l’affaire des peuples. Et si l’idéal européen agonise et bien, ressuscitons-le, tous ensembles ! Et je donne rendez-vous à tous les jeunes européens pour des actions et manifestations de grande ampleur en 2008.

Au cœur du projet centriste, il y a aussi la solidarité : solidarité envers les personnes âgées, les personnes handicapées. Et je tiens à saluer le travail de notre Ministre, Valérie Létard, qui souhaite mettre en place une véritable politique d’accessibilité aux lieux pour ces personnes. Nous sommes très en retard sur ce sujet. Or, sans accès, il n’y a point de travail, point de rencontres, point de vie.

La solidarité, c’est aussi la solidarité envers les plus jeunes qui ont malheureusement bien souvent une trajectoire toute tracée : dépendance vis à vis des parents, RMI, petits boulots, CDD, contrats en alternance,…Notre génération doit faire face à un nouveau phénomène qui est celui du déclassement.

Et bien il faut casser cette spirale infernale, en rompant avec les politiques du passé. Oui, nous soutenons la réforme des régimes spéciaux, la loi sur l’autonomie des universités. Et oui, nous avons condamné le blocage des universités et les conditions dans lesquelles se sont déroulées les Assemblées Générales au sein des universités. Ceci est un déni de démocratie. Alors bien sûr que cette loi ne règlera pas tous les problèmes que rencontrent les étudiants. Et les Jeunes Centristes seront très engagés sur les questions essentielles que sont la construction de nouveaux logements étudiants, les conditions d’octroi des Bourses, l’accès à l’emploi,…

Au cœur du projet centriste, il y a aussi l’économie innovante et la lutte contre la dette. On parle beaucoup de pouvoir d’achat en ce moment mais redonnons d’abord de la compétitivité à nos entreprises et on redonnera ensuite du pouvoir d’achat aux Français. Enfin, il y a un sujet qui est une priorité absolue pour chaque centriste que vous êtes, c’est celui de la réduction de notre dette publique. La dette, ce n’est pas simplement l’affaire des spécialistes, l’affaire des technocrates. Non, la dette, c’est l’affaire de tous et je dirai même, c’est d’abord l’affaire des jeunes. Car du niveau de l’endettement de notre pays dépendra l’avenir de notre génération.

Enfin, au cœur du projet centriste, il y a l’excellence écologique, le développement durable. Et là encore, nous qui sommes la 1ère génération de l’après-pétrole, nous devons prendre ce sujet à bras le corps. Le Grenelle de l’environnement est une première étape mais, s’il y a bien un domaine où il faut agir localement et penser globalement, c’est bien celui de l’environnement.

Ce projet centriste, les Jeunes Centristes entendent y prendre toute leur place. Car si le Nouveau Centre souhaite être la start-up de la majorité présidentielle, les Jeunes Centristes doivent être la start-up du Nouveau Centre.

Car la mission première d’un mouvement jeune, c’est d’être un moteur, une force d’impulsion et de proposition, qui participe à l’élaboration du projet et qui s’engage dans la vie politique de notre pays.

Alors, en guise de conclusion, je voudrai répondre à cette question : pourquoi faire le choix de l’engagement, pourquoi s’engager avec les Jeunes Centristes ?

Parce que la première valeur des Jeunes Centristes, c’est la liberté : liberté de parole, liberté de pensée, liberté d’action. La deuxième raison, c’est l’échange direct que vous pourrez avoir avec nos députés, avec nos élus. Nous sommes une structure souple et réactive, alors profitez-en. Enfin, c’est le choix de l’action, le choix de la réforme. Nous sommes un mouvement ouvert sur l’extérieur, ouvert sur les autres où chacun d’entre vous apportera sa propre valeur ajoutée. Vous avez la chance d’être dans un mouvement qui préfère la proposition à la critique systématique, l’action à l’inaction, le rassemblement à la division. Alors, profitez-en, engagez-vous, allez-y, n’ayez pas peur, prenez des risques car la politique c’est d’abord prendre des risques.

Et cet engagement, Hervé Morin nous l’a dit lui-même, il commence dès les élections municipales, avec des candidats Jeunes Centristes, qui ne seront pas là pour faire de la simple figuration ou être des faire-valoir, mais pour exercer des responsabilités locales.

La politique de réformes engagée par Nicolas Sarkozy a besoin du Centre et le Centre a besoin de vous. Alors comme le disait Jean MONNET, « il y a ceux qui veulent être quelqu’un et il y a ceux qui veulent faire quelque chose ». Et bien, vous qui êtes du Nouveau Centre, vous qui êtes Jeunes Centristes, vous qui êtes du Centre, faite en sorte d’être du côté de ceux qui veulent faire quelque chose.

Ne soyez pas fataliste car la fatalité coupe les ailes à notre jeunesse et à la société toute entière.

Soyez utile à votre pays, soyez acteur de votre propre destinée, soyez vecteur de changement et surtout soyez fidèles à vous-même, à vos valeurs, vos convictions. Bref, soyez Jeunes et Centristes.

Je vous remercie.

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24.11.2007

Damien ABAD, en podcast pour Le Figaro


Les Jeunes Centristes, par Damien ABAD

Centristes de la majorité présidentielle, UDF de la première heure, Jeunes Réformateurs ayant le goût de l’action, Jeunes UMP pro-européen et désireux de réduire notre endettement public, jeunes radicaux de gauche ne se reconnaissant plus dans le socialisme, jeunes du centre-droit, giscardiens ou rocardiens, en faisant le choix de nous rejoindre, vous serez toutes et tous les acteurs d’un mouvement jeune moderne, ouvert et audacieux.

Jeunes Centristes est une association régie par la loi de 1901.        
Nous sommes rattachés au Nouveau Centre car nous estimons que c’est le parti qui représente le mieux les idées que nous défendons et les valeurs sociales, libérales, européennes et modernes que nous souhaitons incarner. A partir du Nouveau Centre, nous voulons créer les conditions d’un grand rassemblement des jeunes du Centre. Nous voulons un Centre haut et fort, capable de peser dans le débat public. En tant que jeunes, nous nous devons de montrer l’exemple. Ainsi, nous souhaitons être des avant-gardistes, des précurseurs et des rassembleurs afin de redonner à la politique ses lettres de noblesse et au Centre toute la place qu’il mérite.    
Jeunes Centristes se veut donc un mouvement jeune dans son esprit, sa démarche, son fonctionnement et centristes dans ses idées, ses valeurs et ses propositions.
Nous serons davantage un mouvement qui construit plutôt que détruit, rassemble plutôt que divise, propose plutôt que dénigre, invente plutôt que réécrit, ose plutôt que renonce.

Conscient de la nécessité de moderniser notre pays de manière à ce qu’économie de marché et progrès social, engagement européen et sentiment national ainsi qu’institutions politiques et participation politique coïncident et ne s’opposent plus, Jeunes Centristes se veut avant tout un mouvement susceptible de transcender les courants, de dépasser les clivages et surtout les idéologies.
Nous ferons le choix de l’engagement, de l’ouverture et de la modernité. Ainsi, les structures de notre mouvement seront réactives et innovantes (création de pôles Europe, Banlieues, Sports, Jeunes Actifs,…). De ces innovations découleront des propositions nouvelles et audacieuses.

Participer à la création d’une identité européenne, concilier économie et solidarité, atteindre l’excellence écologique, faire de la réduction de la dette une priorité absolue, repenser notre système de santé, refonder notre démocratie, libérer la croissance économique et mettre les jeunes au cœur de notre société, telles sont les valeurs et idées que les Jeunes Centristes souhaitent incarner et diffuser.    

En faisant le choix de maintenir une force politique au centre, nous manifestons notre refus de tourner le dos à l’histoire du centre et notre volonté de rester fidèle à la tradition de la famille centriste, libérale et démocrate-chrétienne.     
Plutôt qu’une critique systématique des initiatives gouvernementales, nous souhaitons être indépendants, constructifs et objectifs. Représentants le pôle centriste dans la majorité présidentielle, nous entendons créer les conditions de succès de la politique de réformes engagée par Nicolas Sarkozy et son Gouvernement. Il en va de l’avenir du politique et, plus largement, de la modernisation de notre pays.     

Le pari est ambitieux, la tâche ardue, mais le challenge excitant.         

Si vous avez moins de 35 ans et que vous pensez que votre pays mérite un mouvement jeune dynamique, indépendant et ambitieux, n’hésitez pas à nous rejoindre.

 

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                                                                       Damien ABAD, Président des Jeunes centristes